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Journal Spécial des Sociétés

Rentrée de la Conférence du barreau de Versailles

Publié le 13/11/2017

Selon le dictionnaire, l’avocat se définit étymologiquement comme « celui qui est appelé au secours ». Le 13 octobre dernier, lors de la rentrée de la Conférence, le barreau de Versailles n’a pas contredit Émile Littré, bien au contraire. Pour l’un de ses derniers discours en tant que bâtonnier, Jean-Marc André a vivement évoqué ses propres causes, celles des avocats et les nôtres : la justice et les libertés. Il a ainsi fustigé « le rapport de la discorde » (datant de juillet 2016) relatif à la protection des magistrats et dénonçant les avocats comme une menace, mais aussi la réforme de la carte judiciaire que la garde des Sceaux se défend d’avoir sur son bureau, ou encore la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme qui « substitue au juge judiciaire le juge administratif ».

 

Dans le sillon tracé, les secrétaires de la Conférence ont à leur tour plaidé sur tous les fronts. Graziella Hildenbrand, troisième secrétaire de la conférence, a dirigé son tir oral vers la politique : « Ainsi, "Jupiter" la coqueluche des médias a bénéficié de tous les égards pour être hissé sur l’Olympe. Il faut dire que le casting qui lui était opposé n’avait rien d’exceptionnel. » Elle a également visé « le procureur média », qualifié de « digne représentant[e] de la France corporatiste » qui imposerait « sa critique du pouvoir légitime, celui issu de la démocratie ».


La Première secrétaire de la conférence, Sophie Martin-Siegfried, a quant à elle évoqué le philosophe latin Sénèque et l’avocat Cicéron pour dénoncer la corruption romaine de l’époque, qui « rompt l’égalité entre les citoyens, et fait primer l’argent sur le mérite », pour mieux évoquer celle d’aujourd’hui, dans notre pays, « où une réelle volonté politique de la réprimer fait défaut ». Il n’existerait qu’un « seul gardefou, le pouvoir judiciaire, qui doit se montrer implacable d’intégrité et d’exemplarité ».


Tanguy Ruellan, deuxième secrétaire, n’a ciblé personne. L’avocat était le centre de sa plaidoirie. « L’homme de robe », celui qui « grignote et s’accapare des champs laissés au dangereux bon vouloir de quelques-uns », celui qui « vient régenter, contrôler et dicter des règles afin que la civilisation ne soit pas qu’un concept galvaudé par des siècles de colonisation inique ».

 



Victor Bretonnier


 


 

 

 

 

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