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Journal Spécial des Sociétés
La FNUJA célèbre son 76e Congrès
Publié le 13/07/2019

Cette année, c’est à Paris que le Congrès de la Fédération nationale des unions de jeunes avocats (FNUJA) a élu domicile, du 29 mai au 2 juin derniers. Les robes noires sont venues en nombre assister à une 76e édition que le premier syndicat d’avocats de France avait annoncée riche « en formations, motions, festivités et spots extraordinaires ».

 





Cette nouvelle édition du Congrès de la FNUJA était notamment placée sous le signe de l’égalité. Avant que la présidente sortante, Aminata Niakate, ne rappelle l’inscription, sous sa présidence, du principe d’égalité et de non-discrimination dans le Règlement intérieur national de la profession d’avocat (RIN) – un chemin « long et tortueux », a-t-elle fait remarquer – mercredi 29 mai, la Caravane de l’Égalité, en partenariat avec le Défenseur des droits, s’est installée dans l’auditorium du Conseil national des barreaux (CNB).


But de la manœuvre : former et sensibiliser à la lutte contre les discriminations, avec un focus sur les inégalités femmes-hommes dans la profession : écarts de revenus, progression de carrière en berne, conciliation vie privée/vie professionnelle difficile, départ de la profession… La Caravane a ainsi invité avocats et avocates à s’interroger sur les façons de lutter contre le plafond de verre, les stéréotypes de genre, le harcèlement ou encore les violences sexuelles.


Dans le viseur également, les discriminations liées au handicap dans la profession. L’occasion de se questionner là encore sur l’accueil et l’accessibilité vis-à-vis des clients, mais aussi des professionnels eux-mêmes en situation de handicap. En outre, une « permanence égalité » était également accessible gratuitement tout au long de la journée.


 


Plus simple la vie


Faciliter la vie du jeune avocat : tel est par ailleurs l’objectif de la FNUJA qui a axé ses travaux en commission, le 30 mai, à la Maison du Barreau, sur des thèmes comme la pluralité d’exercice, le régime universel de retraite, la mobilité à l’international, le congé paternité ou encore la formation.


Le lendemain, les professionnels ont pu se rendre direction la Caravane de l’installation, de nouveau à la Maison du Barreau, afin d’obtenir « toutes les clefs d’une installation réussie », de la construction d’un projet (définition du projet, mode d’exercice, préparation de l’installation, recherche des locaux, formalités à accomplir, préparation du business plan, financement bancaire du dossier) au développement de l’activité (savoir se vendre, savoir facturer, savoir recouvrer, développement de la clientèle).


Au-delà, le Lab de l’UJA a mis l’accent sur le bien-être au travail, notion montante que l’on présente aujourd’hui comme l’un des éléments clés de la réussite professionnelle. Le think tank a ainsi organisé une conférence lors de laquelle une juriste en entreprise (ancienne avocate), un psychologue du travail spécialisé dans les risques psychosociaux, et la PDG d’une start-up ayant créé un assistant intelligent pour faciliter la vie au travail, ont apporté leurs points de vue et conseils pour une vie professionnelle épanouie, en harmonie avec sa vie personnelle.


 


S’approprier le marché du digital


Le numérique est aussi apparu au cœur des préoccupations. À l’occasion de l’ouverture solennelle du Congrès, et le temps d’une table ronde, le 30 mai, Thomas Charat, président de la commission « droit et entreprise » du CNB, Sandrine Vara, présidente de la commission « numérique » du CNB, et Julien Linsolas, directeur juridique de la société Adista, ont invité à « occuper toute la scène » en la matière.


C’est d’ailleurs bien là le vœu formulé par Aminata Niakate lors de son discours de fin de présidence.
La présidente sortante a en effet souhaité que le Conseil national des barreaux puisse « mener à bien le plan numérique de la profession que nous avons tous approuvé, sans qu’aucune concurrence malvenue ne puisse l’entraver », et que les avocats investissent le numérique sans réserves « pour y développer plus encore le réflexe avocat ».


« Nous devons nous approprier le marché du digital, car nous sommes les seuls légitimes à le faire », a également appuyé le futur président de la Fédération, Jean-Baptiste Blanc, lors de son discours de candidature, le 1er juin, au cœur de la Bibliothèque de l’Ordre des Avocats du Palais de Justice. Plus largement, ce dernier est revenu sur la nécessité de faire de la Fédération un « accélérateur de projets innovants ». L’avocat a annoncé clairement ses objectifs : « faire bouger les lignes, casser les codes, tout en restant constructifs », en écho aux propos de Frédéric Perrin, président de l’UJA de Paris en ouverture du Congrès : « Nous n’avons ni peurs ni craintes. La profession d’avocat est une profession d’avenir ».


 


« Notre fédération, c’est ce qui fait notre force »


« Face à la violence faite aux libertés publiques et individuelles, aux corps intermédiaires, au droit et aux avocats, un seul mot d’ordre : L’UNITÉ ! » a rappelé Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux, lors de l’ouverture solennelle du Congrès.


L’unité : un leitmotiv apparu tout au long de cette 76e édition. Unité de la profession, mais aussi, plus spécifiquement, unité au sein de la Fédération. « Notre fédération, c’est ce qui fait notre force », a martelé le futur vice-président Jean-Baptiste Blanc, qui s’est réjoui d’une FNUJA toujours plus unie, tout en étant, a-t-il souligné, toujours plus diversifiée – faisant « sa richesse » – et également plus nombreuse : « C’est un honneur de voir notre Fédération s’agrandir. J’espère que l’année qui arrive sera encore plus prolifique. C’est un des combats que j’ai envie de mener dans notre intérêt et dans celui des jeunes avocats. » 


Qui dit unité dit esprit d’équipe : Catheline Modat, candidate à la vice-présidence, est pour sa part revenue sur ses quatre années au sein du bureau de la FNUJA, où, elle l’a assuré, « les intérêts personnels n’ont pas leur place » : « être au bureau de la FNUJA, c’est jouer collectif ». L’avocate s’est félicitée de la mise en place du nouveau Guide de l’installation ; un projet, selon elle, « à l’image de la Fédé : un énorme boulot d’équipe ! ».


Et c’est également ensemble que les avocats ont pu participer à l’assemblée générale du Congrès, le 1er juin. À l’issue de cette dernière, 11 motions ont été débattues et votées. Consacrées à la parentalité, au handicap, ou encore à la pluralité d’exercice, ces dernières constitueront les lignes directrices de l’action de la FNUJA pour l’année qui s’ouvre. Tout un programme !


 


Bureau de la FNUJA 2019-2020 :

Le Bureau de la FNUJA est composé de neuf membres, élus pour un an, qui se réunissent régulièrement.
Il applique, sous la direction du président, les décisions prises par le Congrès et le Comité national de la FNUJA. Cette année, Jean-Baptiste Blanc (UJA de Marseille) et Catheline Modat (UJA de Paris) ont respectivement été élus président et Première vice-présidente par le Congrès réuni à Paris le 1er juin 2019.

Les sept autres membres du Bureau de la FNUJA pour l’exercice 2019-2020 ont été élus au premier Comité National suivant le Congrès, le 22 juin 2019 :

Vice-président Paris : Boris Rosenthal 

Vice-président Province : Simon Warynski

Trésorière : Ange-Aurore Hugon-Vives

Secrétaire Générale Province : Caroline Herry

Secrétaire Général Paris : Bachir Belkaid

Membre du Bureau Province : Hadrien Chouamier

Membre du Bureau Paris : Nejma Labidi


 


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