Loi en faveur des victimes du chlordécone : la reconnaissance d’un « écocide » d’Etat


vendredi 1 mars 2024 à 10:241 min

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La longue mobilisation des associations de victimes et des élus ultramarins a conduit à l'adoption en première lecture à l’Assemblée, le 29 février, d'une proposition de loi socialiste visant à reconnaître la responsabilité de l’Etat et à indemniser les victimes du chlordécone.

Soulagement aux Antilles. Après d'intenses débats et quelques passes d'armes politiciennes, la proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l’Etat et à indemniser les victimes de l’utilisation du chlordécone dans ces territoires jusqu’en 1993  a été adoptée en première lecture le 29 février par l'Assemblée nationale, avec 100 voix pour (dont 95 issues de la gauche, 4 du RN et 1 non-inscrit) et une contre.

La loi contient seulement deux articles. Le premier reconnaît la responsabilité de la République française « dans les préjudices sanitaires, écologiques et économiques subis par les territoires de Guadeloupe et de Martinique et par leurs populations », résultant de l'autorisation de la mise sur le marché « des produits phytopharmaceutiques à base de chlordécone et de leur usage prolongé comme insecticide agricole ». Cet article assigne également deux objectifs à l’Etat : celui de « la dépollution des terres et

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