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Journal Spécial des Sociétés
4e baromètre Manageo - TPE : les femmes sont meilleures gestionnaires que les hommes
Publié le 21/11/2017

Dans la 4e édition de son baromètre, publié fin octobre 2017, Manageo, spécialiste de l’information aux TPE/PME, a analysé la parité des dirigeants des TPE. Résultat : bien que moins d’un tiers de ces sociétés soient dirigées par une femme, celles qui le sont sont trois fois plus pérennes.

 


Dans son nouveau baromètre, Manageo a analysé les données (issues de l’INSEE, du RNCS et de ses sources privées) de plus de 5,7 millions de TPE françaises (entreprises jusqu’à neuf salariés). En étudiant divers critères précis puis en les croisant avec le score de solvabilité de chaque entreprise, et en les classant dans quatre classes de risques existants (risque très faible, risque faible, risque moyen et risque élevé), le résultat de cette étude est sans appel : les femmes chefs d’entreprise réussissent mieux que les hommes. En effet en 2016, seulement 2,4 % des TPE dirigées par des femmes ont fait faillite contre 3,9 % pour celles commandées par des hommes, ou pour le dire autrement, les petites sociétés dirigées par les femmes ont 38,5 % de risque en moins de tomber en défaillance. Déjà en 2012, une étude menée par le même organisme, avait dévoilé que les TPE gérées par les femmes ne représentaient que 21,9 %
des ouvertures de procédure collective, c’est-à-dire les redressements et liquidations judiciaires, contre 78,1
% pour les hommes. Il semblerait donc que les femmes soient bien meilleures gestionnaires que les hommes…

 

Et pourtant… en France en ce qui concerne la direction des TPE, la parité homme/femme est loin d’être la réalité. Même si depuis cinq ans, le nombre d’entreprises administrées par des femmes est en constante progression, l’égalité n’est pas encore là. En effet, l’an dernier 32,4 % des TPE avaient à leur tête une femme, ce qui représente plus de 1,8 million d’entreprises sur plus de 5,7 millions. Une augmentation certes par rapport à 2015 (31,8 %) et un vrai bond en avant par rapport à 2011 (27,7 %), mais cela reste insuffisant. « Beaucoup de chemin reste à parcourir », a expliqué Madame Katherine Gundolf, professeur à la Montpellier Business School, « Les causes de ces différences entre les sexes sont multiples, mais on retrouve encore les rôles traditionnellement répartis en TPE avec l’homme qui dirige et son épouse qui l’accompagne. » « La littérature souligne également une aversion au risque plus élevé chez la femme, ce qui expliquerait qu’elle ait moins envie de créer des entreprises, la création comportant beaucoup de risques et d’incertitudes ». Un trait de caractère qui a aussi ses avantages, car il pourrait également expliquer, en partie, pourquoi les TPE dirigées par des femmes entrent moins en défaillance que celles conduites par des hommes.




 


Maria-Angélica Bailly

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