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Publié le 03/12/2022 à 09:30

VAL-D’OISE

Faune Alfort choisi pour créer le premier centre départemental de soins à la faune sauvage

Le département du Val-d’Oise a sélectionné l’association Faune Alfort, qui soutient les actions de soins, de formation et d’information pour la faune sauvage, pour travailler sur la création du premier centre départemental de soins à la faune sauvage. Un appel à projets pour la création de ce centre avait été lancé par le département au mois de janvier 2022. Un comité de sélection composé d’élus et des services départementaux a étudié les projets en accordant une attention particulière à la pertinence de l’état des lieux et aux compétences scientifiques, pédagogiques et vétérinaires de l’association. Les candidats devaient identifier un terrain d’un hectare minimum à la lisière de l’urbain et du rural tout en ayant la capacité d’accueillir le soin et la réadaptation des animaux. Ce centre a pour objectif d’assurer l'accueil, le soin et la réadaptation des animaux.

Le département dispose déjà d’un réseau de bénévoles organisés qui apportent des soins aux animaux sauvages blessés, mais qui se heurtent à l’absence d’un centre de soin et de réadaptation à proximité. Les établissements les plus proches sont à Maisons-Alfort et à Francastel. « La préservation de la faune sauvage et la condition animale constituent des enjeux majeurs au regard de notre responsabilité collective vis-à-vis de l’urgence climatique et de la préservation de la biodiversité. Le nord de l’Île-de-France ne dispose pas aujourd’hui de centre adapté à ces missions », soulignait, au moment de l’appel à projet, Marie-Christine Cavecchi, présidente du Département du Val-d’Oise.

L’établissement devrait voir le jour en 2025.

 

 

YVELINES

Une plainte déposée après un abattage d’arbres à Septeuil

L’association Sauvons les Yvelines, alliée à deux autres associations (Sauvons la Tournelle et JADE), a adressé une plainte contre X à la procureure de la République de Versailles, le mois dernier. La raison : une coupe d’arbres autour du village de Septeuil. Au total 200 arbres ont été abattus d’après l’association qui a fait constater les faits par huissier. Des parcelles privées étalés sur sic hectares à plusieurs endroits du village sont concernées. Il s’agit de coupes autorisées par les propriétaires de ces terrains et par la mairie, qui assure que cet abattage a été effectué dans un but d’entretien.

Les opposants affirment cependant que cette opération est illégale. « À Septeuil, comme dans d’autres communes, les lobbies du bois s’emparent de nos forêts pour vendre à prix d’or à l’étranger nos arbres centenaires », a dénoncé l’association Sauvons la Tournelle, qui a organisé un rassemblement sur place le 27 novembre dernier. Un atelier jardinage a été organisé et la peinture d’une fresque collective à été réalisée pour sensibiliser à la déforestation.

L’enquête devra déterminer qui a procédé à ces coupes, et si elles étaient oui ou non légales. Un entrepreneur Yvelinois, convoqué d’ici la fin de l’année après une opération similaire menée en 2021 à Grosrouvre, est soupçonné par les militants associatifs. Il a affirmé auprès de 78actu n’avoir « rien à voir » avec cette affaire.

 

 

SEINE-SAINT-DENIS

Pose de la première pierre du bassin de rétention du ru Saint-Baudile

La première pierre du futur bassin de rétention du ru Saint-Baudile a été posée le mercredi 30 novembre. Son rôle est de limiter les risques d’inondations, réduire les rejets d’eaux polluées dans la Marne et contribuer à rendre possible la baignade dans la Seine et la Marne, en vue des Jeux olympiques et Paralympiques de 2024.

Comme de nombreux autres cours d’eau en Seine-Saint-Denis, le ru Saint-Baudile est un ancien ruisseau qui été a peu à peu canalisé durant le 20e siècle et intégré au réseau d’assainissement départemental. Cependant, lorsqu’il y a de très fortes pluies, le ruisseau déborde, entrainant régulièrement des inondations dans le secteur de Gagny et de Neuilly-sur-Marne. Le futur bassin de rétention a pour double objectif de lutter contre ces inondations et de réduire la pollution rejetée dans la Marne. Afin de renouer avec l’esprit des premières éditions des Jeux de l’ère moderne, les épreuves de triathlon, para-triathlon et de natation marathon (nage en eau libre) des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 doivent se dérouler en milieu naturel, les eaux de la Seine et de la Marne doivent donc être aux normes concernant la baignade. En effet, lors des Jeux olympiques de Paris en 1900, les épreuves de nage s’étaient déroulées dans la seine.

Ce bassin, enterré et étanche de 60 mètres de long sur 30 mètres de large et 25 mètres de profondeur, permettra un stockage utile de 30 000 m3 d’eau, et sera complété de 819 mètres linéaires de collecteurs pour récupérer les eaux usées (évacuation, vidange et alimentation). Le bassin devrait être livré au printemps 2024.

Le coût global du projet est de 53 millions d’euros (TTC), financé par le Département de la Seine-Saint-Denis (19M€), l’État, via l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (19 M€), et le SIAAP, Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne (15 M€).

Cet engagement s’inscrit plus largement dans le cadre du « Plan d’investissement bassin » adopté en 2018 par le Département de la Seine-Saint-Denis et doté de 100 millions d’euros, afin d’optimiser la gestion des 700 kilomètres de réseau d’assainissement départemental. Le Département gère aujourd’hui 33 bassins de rétention, travaille actuellement à la reconstruction d’un bassin (Maurice Audin à Clichy-sous-Bois), à la création de deux autres dont celui de Ru Saint-Baudile à Gagny, et la Fontaine des Hanots à Montreuil, et projette la création de cinq autres bassins à l’horizon 2030.

 

 

PARIS

Les lauréats des Trophées de l'économie sociale et solidaire récompensés à l’Hôtel de Ville

Le 29 novembre, les lauréats des Trophées de l'économie sociale et solidaire (ESS) édition 2022 se sont vu remettre leur prix à l'Hôtel de Ville de Paris. Insertion, préservation de l'environnement, économie circulaire, consommation responsable : les Trophées sont décernés aux structures qui développent des projets dans ces thématiques et dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale. 

Présidé par Florentin Letissier, adjoint à la maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire, de l’économie circulaire et de la contribution à la stratégie zéro déchet, le jury s’est prononcé, cette année, pour l’attribution de 12 trophées, dont 10 assortis d’un soutien financier. 

Parmi les structures primées, on retrouve notamment Travail et Vie, une structure d’insertion par l’activité économique (SIAE) dont le projet « Racine Carrée » a pour objectif de développer le réemploi et le recyclage dans le curage du second œuvre du bâtiment, Football Écologie France, une association qui intervient auprès des clubs de football pour limiter l’impact de la pratique du sport sur l’environnement, ou encore Re-belle, un atelier chantier d'insertion producteur de confitures à partir d’invendus alimentaires.



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